hors crâne seul dedans
quelque part quelque fois
comme quelque chose
crâne abri dernier
pris dans le dehors
tel Bocca dans la glace
l’oeil à l’alarme infime
s’ouvre bée se rescelle
n’y ayant plus rien
ainsi quelque fois
comme quelque chose
de la vie pas forcément
Décider d’un jour zéro : demain, c’est jour zéro. Se dire cela un matin, s’y tenir. Commencer par se lever plus tôt, voir ce que cela modifie. Se lever dès les premiers signaux émis par le ciboulot.
Décider de gagner sa vie : demain, je gagne ma vie. Se dire cela un matin, s’y tenir. Commencer par se lever plus tôt, voir ce que cela modifie. Se lever dès les premiers signaux émis par le ciboulot.
Décider d’écrire : demain, j’écris. Ne pas se demander quoi, commencer. Le matin, la nuit, tôt, tard, voir ce que cela modifie, ce qui se déplie. Se fier aux premiers signaux émis par le ciboulot.
Décider de couper : demain, je coupe. Je coupe le temps en morceaux, je coupe dans les mots. Je coupe, je plie, je répète le même geste. J’expérimente, j’invente ma méthode, à partir des premiers signaux émis par le ciboulot.
Décider de construire un volume : demain, je construis un volume. Oui, c’est un volume que je voudrais construire en écrivant, en coupant. Un volume dont je n’ai pas l’image, un volume dont je n’ai pas l’idée en commençant.
Décider d’entrer dedans : demain, j’entre dedans. Oui, c’est ça, en écrivant, je décide d’entrer dedans, de me glisser dans l’étroit conduit jusqu’à atteindre la cavité à l’intérieur. Oui, dedans, c’est la nuit, mais c’est de la nuit seule que naissent les images.